Au même moment, dans un autre coin de la capitale la pluie diluvienne s’abat inlassablement. Pourtant cela n’empêche pas un couple à peine majeur d’entrer dans une boîte de nuit. Le temps de passer la porte, une musique rythmée et bourdonnante envahie l’allée, mais elle laisse bien vite place à de fortes vibrations dues au nombre de décibels présents dans le bâtiment. Cependant derrière ladite boîte de nuit, l’ambiance est toute autre.
Une jeune femme d’environ une vingtaine d’années se bat férocement avec trois hommes. Projetée contre un vieux container rouillé avec une force surhumaine, elle le percute de plein fouet, son épaule gauche prenant tout le coup. Mais elle se relève bien vite et allant au devant de ses agresseurs administre un coup de pied magistral sur le nez du plus proche. La jeune femme sort un objet en bois de l’intérieur de sa veste en cuir mais n’a pas le temps d’en faire usage; en effet un des trois individus vient de le lui éjecter des mains et la plaque au sol, allongeant son corps plein de sueur sur le sien l’empêchant ainsi de bouger.
- Dommage que tu sois de leur côté, une si belle fille! Te tuer me donnerai presque un pincement au cœur, si j’en avais un bien sûr! Lui chuchote-t-il suavement à l’oreille.
- Dommage que tu sois si naïf, une si belle proie, répond-elle, provocatrice.
Et repliant ses genoux à une vitesse incroyable, elle lui envoie ses jambes en plein torse ce qui a pour effet de l’envoyer valser plusieurs mètres plus loin. Sa tête percute alors le mur en béton avec un bruit sourd et il s’effondre, peut-être mort. La jeune guerrière se relève d’un coup de reins et se baisse à temps, évitant ainsi la poutre en bois miteuse que vient de lui envoyer un autre agresseur en signe d’amitié. Elle se précipite sur lui, repoussant au passage d’un élégant coup dans le ventre le troisième individu à sa droite et casse la nuque de l’autre d’un mouvement précis et synchronisé des deux bras. La poutre tombe avec un bruit sinistre. Le dernier assaillant finit par se défiler et titube quelque peu avant de courir vers la sortie de l’impasse. Décidée à en finir, comme toujours, d’une indifférence meurtrière elle sort un objet de forme cylindrique de sa veste pour le lancer sur l’individu apeuré. L’objet le transperce d’un coup net et précis. Sous le choc, il s’effondre, un goût de sang chaud se répandant dans sa bouche. Et pour une fois c’est le sien. Le liquide tiède envahi toute sa cavité buccale et commence à s’écouler lentement de ses lèvres entrouvertes.
La jeune personne se redresse quelque peu et observe le spectacle d’un air méprisant. Derrière elle un tas d’habits dépiécés jonche le pied du mur, à l’opposé d’un corps en début de décomposition qui gît de manière grotesque. Un soupir de lassitude s’échappe des lèvres de la survivante et elle enjambe le dernier corps d’un geste machinale avant de sortir de cette impasse. Elle les a toujours trouvée pathétiques.
- Il y en a encore devant le parking du supermarché, lance une voix calme dans l’ombre.
- Je ne vois pas pourquoi tu m'en informe, répond l’assaillante.
- Tu ne veux toujours pas t’allier à nous? Questionne l’homme caché dans la pénombre.
- Non. Réplique simplement la brune.
- Ne m’oblige pas à venir chez toi pour te convaincre, menace-t-il.
- Tu sais aussi bien que moi que tu ne sortiras jamais en pleine lumière, et pour venir chez moi tu dois passer devant les...
- C’est bon, je sais, rétorque-t-il. Ne refuse pas notre offre, tu le regretteras plus tard.
- Je travaille seule, finit-elle par dire.
Sans plus d’explication elle se dirige vers le supermarché. Cette nuit promet d’être longue, surtout quand on s’appelle Megara Cramer, et que l’on s’occupe de certaines affaires assez hors norme.
La jeune femme détache sa longue chevelure noire et lisse puis range son élastique dans la poche droite de son jean. Elle passe sous un porche et en profite pour remonter la capuche en cuir de sa veste sur sa tête. La fine averse est maintenant remplacée par un torrent de pluie incessant et sonore, et quiconque s’aventure sous ce déluge risque la pneumonie à coup sûr. Pourtant cette perspective ne décourage guère la brune qui s’élance de sa silhouette svelte sous l’eau diluvienne. Ne jamais regarder en arrière, toujours se concentrer sur le but à atteindre. Megara s’est convaincue depuis bien longtemps d’avoir choisis le bon camp, seulement parfois elle se demande s’il y a réellement un camp mieux que l’autre...
Dans sa course elle ne s’aperçoit pas que la lune la regarde, soucieuse. Et d’ailleurs même si elle l’avait vu elle aurait juste pensé que c’est une lune pleine comme les autres, c’est bien connu, les chasseurs sont sceptiques...
Image: Moon's eye de xxNightmarexxAngelxx qui a gracieusement accepté que son travail original illustre ce chapitre. Venez faire un tour sur sa gallerie sur deviantart ici : xxNightmarexxAngelxx
Eh ben! Galère totale pour le poster
à ce chapitre. Rentrée mouvementée + formattage d'ordinateur = très
mauvais mélange
.
Juste une petite précision au niveau
de la prononciation: Megara Cramer se prononce comme Mylène Farmer,
le nom de famille à l'américaine.
Alors alors... je vois que personne
n'a comprit quelque chose aux corps qui disparaissent! Mais aller
voyons, avec ce nouveau chapitre vous devriez trouver! Mmali, ta
théorie sur le papier et le crayon magique comme dans Death Note
est bien trouvée, je n'aurai jamais pensé à ça! Et non, ça n'est
pas la bonne réponse mais ne vous tracassez pas, vous saurez
bientôt tout (comme si personne n'allait dormir avant de savoir le
fin mot de l'histoire) 
Je m'excuse envers tous ceux qui
n'ont pas encore eu ma viste sur leur blog, je suis très débordée
en ce moment mais dès que je trouve un peu de temps je viens
squatter chez vous
.
Le racontage de vie passé, nous
avons tous une pensée pour Mmali, qui toute seule dans sa maison
silencieuse, a flippé quand elle a lu mon premier chapitre. Miss je
t'adore. 
A bientôt
Electra.






je suis qu'une grosse flemmarde


